En Belgique

En Belgique
La Belgique mobilise ses troupes de façon limitée le 29 juillet, essentiellement dans le but de défendre ses frontières. Le 31 juillet, l'Allemagne envoie un ultimatum à la France et à la Russie, ce qui pousse la Belgique à décréter la mobilisation générale. En même temps, la Belgique souligne vouloir demeurer neutre. Le 2 août, le Roi Albert prend en charge le commandement de l'armée. Le soir même, un ultimatum allemand arrive à Bruxelles.

L'Allemagne demande le droit de faire passer ses troupes sur le territoire belge. A défaut elle considèrera la Belgique comme un état ennemi. Le 3 août, la Belgique rejette l'ultimatum. En conséquence, les troupes allemandes envahissent le pays dès le 4 août.

L'armée belge n'est pas prête à la guerre. Liège tombe dès le 7 août et le 20 août les allemands entrent à Bruxelles. Anvers tombe le 9 octobre, après un siège de 10 jours. Albert se retire le 15 octobre sur la ligne de l'Yser, où le front se maintiendra pendant quatre ans.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 25 mars 2008 16:30

En Belgique

En Belgique
Après le retrait des troupes belges d'Anvers en direction de l'Yser, le cabinet de Broqueville décide de se réfugier en France, à Saint-Adresse, le 10 octobre. Seul le Premier Ministre de Broqueville restera à La Panne. Les services administratifs de l'Etat, la justice et les pouvoirs locaux continuent de fonctionner. Michel Levie dirigeait ces services et s'entretenait avec des parlementaires restés en Belgique.
# Posté le mardi 25 mars 2008 16:31

En Belgique

En Belgique
Sur demande expresse du Roi Albert I, les hauts dignitaires de l'Etat sont demeurés à Bruxelles pendant la Première Guerre Mondiale. Le 16 septembre 1916, le Comte van den Steen de Jehay est devenu chef de Cabinet par intérim du Roi Albert I. Il restera en fonction jusqu'à sa mort des suites d'une chute de cheval à Vikem le 7 octobre 1918. Le chef de cabinet du Roi en titre, le Comte d'Arschot Schoohoven était resté à Bruxelles.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 25 mars 2008 16:31

Personnages clés de la grande guerre

Personnages clés de la grande guerre
Albert Ier - Né le 08 avril 1875, mort le 17 février 1934, à l'âge de 58 ans et 8 mois (un grand roi!)

En Belgique, Albert Ier fit l'objet d'une sorte de culte de la personnalité à partir de la Première Guerre mondiale : des porcelaines, des cartes postales, des boîtes de biscuit portant l'effigie du roi furent produites, et de nombreuses statues furent élevées, de préférence représentant un roi casqué et à cheval. Le roi se livre de son plein gré à l'édification de sa légende en posant pour les artistes.

Lion guerrier, coriace ennemi de l'Allemagne, héros de la résistance à l'occupant, comportement chevaleresque qui confine à la sainteté; on lui colle de nombreux qualificatifs : « Albert l'inoubliable », « Albert le Modeste », « Albert le charitable », « Albert le Sage », « Albert le Bon », « Albert le Grand », « Albert le Bien-aimé », « le roi Sublime », « le roi Martyr »... On peut dire que les apologistes du « Roi-chevalier » n'ont pas tari d'éloges à son égard.

Pourtant le roi n'aime pas cet épithète de « Roi-chevalier », il sait qu'il est un cavalier médiocre et que ce surnom est le fruit de la propagande britannique, car cette glorification du roi fut initiée par le Royaume-Uni qui entendait mobiliser sa population pour un motif noble et désintéressé tel que la défense d'un petit pays inoffensif injustement attaqué. Cela permettait surtout d'occulter les vrais enjeux pragmatiques de leur entrée en guerre : arrêter l'Allemagne qui menaçait l'Empire britannique par sa suprématie en Europe et par le développement de sa « Kaiserliche Marine ». C'est ainsi que le Daily Telegraph demanda à un romancier de réunir, avant la fin de l'année 1914, des textes à la gloire de la Belgique et de son roi dans un véritable instrument de propagande nommé King's Albert Book dont voici un extrait : « Il est un héros sans le désirer, sans chercher à le devenir ; il est le héros le plus grand et le plus sympathique de tout le vingtième siècle. Il est le roi-chevalier... ».

Ce culte prendra encore plus d'importance en Belgique à la fin de la guerre et encore plus lors de sa mort que d'aucuns, à l'époque, qualifièrent erronément de « mystérieuse ». N'ayant que peu d'estime pour la démocratie, il profita de son aura pour outrepasser le cadre constitutionnel dans lequel il était censé évoluer, pour imposer sa conception personnelle de la Constitution belge et élargir le pouvoir royal.

Malgré la légende, Albert Ier n'était pas d'un loyal soutien aux Alliés : il considérait que, malgré l'invasion allemande, la Belgique devait rester neutre. Germanophile, il hésita, jusqu'en 1918, à rejoindre le camp du Kaiser et ce n'est qu'après l'offensive décisive alliée de septembre 1918 qu'il se décida à faire partie du camp allié. Ce n'est qu'à ce moment qu'il accepta le commandement unique interallié alors que jusque là, il ne croyait pas en une victoire alliée, il devint ainsi auréolé d'une victoire en laquelle il n'avait jamais cru. En outre, il fit, jusqu'en 1918, pression sur l'Angleterre pour pactiser bilatéralement avec l'Allemagne ; alors que la déclaration de Londres de 1914 liait les alliés entre eux en les empêchant de conclure une paix séparée avec l'Allemagne. Après la guerre, il fit tout pour épargner à l'Allemagne des conditions de reddition trop sévères.

# Posté le mardi 25 mars 2008 16:45

Personnages clés de la grande guerre

Personnages clés de la grande guerre
Joseph Gallieni - Né en 1849, mort en 1916 à l'âge de 67 ans et 1 mois.

Le 9 août 1899, le général Gallieni est promu général de division. À son retour définitif en France, en 1905, il a encore dix années devant lui avant la retraite. Il les consacre à préparer la Revanche. Gouverneur militaire de Lyon et commandant du 14e Corps d'Armée dès son retour, grand-croix de la Légion d'honneur le 6 novembre 1905, il est appelé au Conseil supérieur de la guerre le 7 août 1908 et reçoit également la présidence du Comité consultatif de défense des colonies.

Pressenti pour devenir commandant en chef de l'armée française en 1911, il décline l'offre pour la laisser à Joseph Joffre, en prétextant son âge et sa santé.

Il prend sa retraite en avril 1914 mais est rappelé en août après le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Le 26 août 1914, Gallieni est nommé gouverneur militaire de Paris pour assurer la défense de la capitale. Alors que les Allemands approchent et que le gouvernement part pour Bordeaux en catastrophe, Gallieni met la ville en état de défense, rassure les Parisiens par une proclamation et contribue à la victoire de la Marne, en septembre 1914 grâce, notamment, aux troupes qu'il envoie en renfort, après avoir réquisitionné les taxis parisiens, à la VIeArmée du général Maunoury qui se trouve sur l'Ourcq.

Joffre, inquiet de l'influence et de la réputation de Gallieni, le marginalise un peu. Il l'éloigne du quartier-général, bien que l'on considère que c'est l'initiative de Gallieni, avec le déplacement de la garnison de la ville sur la Marne en taxi, qui a sauvé en grande partie la situation.

Il est ensuite nommé en 1915 ministre de la Guerre du 5e gouvernement d'Aristide Briand, il démissionne rapidement pour cause d'incompréhension avec le monde politique et la méfiance des militaires de l'époque.

Ayant des problèmes de santé, il meurt le 27 mai 1916 des suites d'une intervention chirurgicale dans une clinique de Versailles.

Après des funérailles nationales, et conformément à ses dernières volontés, il fut inhumé auprès de son épouse dans le cimetière de Saint-Raphaël.

Il fut élevé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume le 7 mai 1921. La promotion de l'école militaire de Saint-Cyr de 1927 portera son nom.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 25 mars 2008 16:48