Personnages clés de la grande guerre

Personnages clés de la grande guerre
Ferdinand Foch - Né en 1851, mort en 1929, à l'âge de 77 ans et 5 mois.

Durant la Grande Guerre, il commande le 20e Corps d'Armée de Nancy, appartenant à la IIe Armée du général de Castelnau. Le 14 août, pendant la bataille de Lorraine, son corps avança vers la ligne Sarrebourg-Morhange, subissant de lourdes pertes. La déroute du 15e Corps à sa droite le contraignant, cependant, à la retraite. Foch parvint cependant à bien gérer la situation en couvrant la retraite de Nancy et en contre-attaquant, empêchant les Allemands de traverser la Meurthe.

C'est pour ses actes qu'il fut choisi pour commander la IXe Armée lors de la bataille de la Marne. Il coordonne les armées britanniques, françaises et belges durant la course à la mer. Avec le chef de l'état-major, Maxime Weygand, Foch dut gérer la retraite de la Marne, alors qu'il venait à peine d'être nommé à son poste. Il aura alors ces mots restés célèbres : « Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque. ». Sa contre-attaque était la mise en pratique d'idées qu'il avait développées en tant qu'enseignant, elle lui permit de mettre un terme à l'offensive de l'armée allemande. Ce succès lui valut une nouvelle promotion et le 4 octobre, il fut nommé commandant-en-chef adjoint, de la zone Nord, avec le général Joffre. Le 13 octobre, les Allemands lancèrent une nouvelle offensive, contenue au prix de pertes très lourdes ; situation qui se reproduisit à nouveau lors de la première bataille d'Ypres. À chaque fois, Foch parvenait à sortir les troupes françaises de situations très difficiles.

À l'origine de la bataille de l'Artois (1915) et de celle de la Somme (1916) il tombe en disgrâce provisoire, conséquence de sanglants échecs. En décembre 1916, Joffre le relève du commandement de l'armée et l'envoie en Italie. Joffre sera lui-même limogé quelques jours plus tard.

Quelques mois plus tard, après l'échec du général Nivelle, Philippe Pétain le remplace en tant que nouveau commandant en chef le 10 mai 1917 et aidera par la suite Foch à revenir en France et à réintégrer son poste.

A la parution en librairie du "Mémorial" de Foch, Clemenceau a eu sur lui ce mot : "Il se prend pour Napoléon (...)Il y a du César dans le maréchal. Enfin, un César passé par l'Ecole de Guerre" (Gilbert Prouteau, "Le Dernier Défi de Georges Clemenceau" France-Empire, 1979, p.257)

Le 26 mars 1918, il est nommé commandant-en-chef du front de l'Ouest, avec le titre de Généralissime, son rôle étant de coordonner les actions des armées alliées. Bien qu'il eût été surpris par l'offensive allemande au Chemin des Dames, il parvient à bloquer les dernières offensives allemandes de l'année 1918. Le 6 août 1918, il est fait maréchal de France, et c'est avec cette distinction qu'il planifiera et mènera l'offensive générale qui force l'Allemagne à demander l'armistice, le 11 novembre 1918.

Il fait partie des signataires alliés de l'armistice à Rethondes. Il est nommé maréchal de France, du Royaume-Uni et de Pologne, à l'issue de la Première Guerre mondiale. Le jour de l'armistice il est nommé à l'Académie des sciences, et dix jours plus tard il est élu à l'Académie française, au fauteuil n°18.
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# Posté le mardi 25 mars 2008 16:50

Personnages clés de la grande guerre

Personnages clés de la grande guerre
François-Ferdinand d'Autriche - Né en 1863, mort en 1914, à l'âge de 50 ans et 6 mois.

François-Ferdinand naquit le 18 décembre 1863 à Graz (Styrie) et se maria le 1er juillet — ou 28 juin (?) — 1900 en la chapelle du château de Reichstadt (Bohême) avec la comtesse Sophie Chotek de Chotkowa et Woguin, "Princesse souveraine" de Hohenberg, aujourd'hui Zákupy en République tchèque. Son père, l'archiduc Charles-Louis de Habsbourg, époux en secondes noces de Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles Princesse des Deux-Siciles, était le frère cadet de l'Empereur d'Autriche et Roi de Hongrie François-Joseph Ier.

Neveu de ce dernier, il devint l'héritier potentiel du trône impérial à 25 ans à la mort de son cousin germain Rodolphe d'Autriche, mort de façon mystérieuse (voire scandaleuse) à Mayerling, le 30 janvier 1889, en compagnie de sa maîtresse de 17 ans Marie Vetsera, et devint héritier en titre àprès le décès de son père, mort de la typhoïde pour avoir voulu boire de l'eau du Jourdain en 1896.

Atteint bientôt de tuberculose, il vit la cour se détourner de lui ce qui accentua son mépris pour les milieux curiaux.

Aussi son mariage avec une femme, certes issue de la vieille noblesse de Bohême mais non de sang royal causa-t-il un terrible problème à l'Empereur. En effet, pour épouser cette dame, François-Ferdinand aurait dû, suivant les règles de succession à la couronne, renoncer au trône. Son frère Othon serait alors devenu l'héritier du trône austro-hongrois. Mais Othon était un débauché notoire à la vie publiquement scandaleuse. L'Empereur décida, en désespoir de cause, que François-Ferdinand conserverait son rang de succession mais que son épouse ne pourrait être associée au trône et que leurs enfants ne pourraient être dynastes, ce que François-Ferdinand accepta non sans aigreur ni peut-être sans arrière-pensées. En compensation, l'empereur conféra à l'épouse de l'archiduc le titre de Princesse Souveraine puis Duchesse de Hohenberg et le premier rang à la cour après les membres de la famille impériale.

Le couple mena une vie retirée. Il eut deux garçons et une fille.

Profondément slavophile, l'archiduc ne cachait pas qu'à son accession au trône, il transformerait la monarchie dualiste (Autriche-Hongrie) en monarchie trialiste et donnerait aux populations slaves de ses empire et royaume les mêmes droits qu'aux populations germanique et magyare. Si ce programme causait peu de réaction en Autriche, il était, en revanche des plus impopulaires dans les cercles de pouvoir hongrois.

L'archiduc et son épouse furent assassinés à Sarajevo le 28 juin 1914 par un étudiant nationaliste serbe, Gabriel Princip. Sa mort poussa l'Autriche-Hongrie à déclarer une "guerre préventive" à la Serbie.
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# Posté le mardi 25 mars 2008 16:53

Personnages clés de la grande guerre

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Guillaume II d'Allemagne - Né en 1859, mort en 1941, à l'âge de 82 ans et 4 mois.

Guillaume II collectionnait les uniformes et aimait être déguisé, par exemple en amiral de la marine lorsqu'il visitait un aquarium. Il en avait plus de 200 qui étaient régulièrement entretenus par ses 12 valets.
Il adorait le cheval. L'apprentissage de l'équitation avait été un calvaire à cause de son bras atrophié. Il considérait le fait de pouvoir monter à cheval (indispensable pour un militaire) comme une revanche secrète sur son handicap. Il avait d'ailleurs une selle dans son bureau.
Il pratiquait la chasse au cerf dans les forêts de Prusse en compagnie de Junker.
Il restaura le château du Haut-Koenigsbourg en Alsace, en ruine depuis le XVIIe siècle. L'inscription qu'on voit sur la grille de la cheminée de la salle des fêtes : "Je n'ai pas voulu cela" (Ich habe es nicht gewollt), datée de 1917, qui marquerait sa désapprobation de la Grande Guerre, n'est probablement pas de lui.
Il fit construire le "quartier impérial" de Metz (gare, poste) bientôt classé patrimoine mondial par l'UNESCO, le temple neuf, le Lycée Georges de la Tour et dota la cathédrale d'un portail néo-gothique plus conforme au style du bâtiment et sur lequel il figure le prophète Daniel.
La forme de sa moustache a été reprise par de nombreux Allemands, créant ainsi un phénomène de mode.
# Posté le mardi 25 mars 2008 16:57

Personnages clés de la grande guerre

Personnages clés de la grande guerre
Paul von Hindenburg - Né en 1847, mort en 1934, à l'âge de 86 ans et 10 mois.

Le couple Hindenburg ainsi que leur fille cadette Annemarie ont choisi de loger dans une villa d'Hanovre de la Windekinstrasse. Une fois par an, entre 1911 et 1914, ils voyagent à travers l'Europe, les Alpes, Rome... Le reste du temps, Hindenburg se consacre à des études historiques et il poursuit la stratégie et la tactique militaire. Depuis le printemps 1914, le général est disponible mais il n'a reçu pour le moment aucun ordre de commandement. Le 3 août il envoie un salut amer à son ancien régiment :

« Je ne peux m'empêcher de dire au régiment que je pouvais commander autrefois, mes désirs les plus fidèles... » (Général P. von Hindenburg, 03-08-14).

Un après-midi il reçoit un télégramme officiel qui lui demande s'il est disponible pour servir l'Allemagne. Quelques instants plus tard, le chef du personnel (Chef des Stabes), le général Erich Ludendorff, lui annonce qu'on a besoin de lui à la VIIIe Armée stationnée en Prusse orientale. La tâche est difficile, Hindenburg accepte.

Quelle est la situation en Prusse orientale ? L'objectif de l'État-major russe est de prendre la citadelle de Königsberg sur la Baltique. Les Ire et IIe Armées russes commandées respectivement par les généraux Paul von Rennenkampf et Alexandre Samsonov défont la VIIIe Armée allemande, alors dirigée par le général Maximilian von Prittwitz à Gumbinnen le 20 août. Le commandant allemand ordonne le retrait de ses troupes laissant la Prusse orientale aux mains des Russes. Le chef d'État-major général, Helmuth von Moltke limoge von Prittwitz et le remplace par Hindenburg.

* La bataille de Tannenberg (août 1914)

Hindenburg sait qu'il est impossible pour lui et ses 200.000 hommes de la VIIIe Armée d'affronter les deux armées russes. Il met alors en pratique la théorie Schlieffen. Il désengage un maximum de troupes en face de von Rennenkampf et les dirige, aidés en renfort de deux corps d'armée venant de l'ouest, vers les hommes de Samsonov. Les relations entre les deux généraux russes étant très tendues voire inexistantes, les deux armées ne se complètent pas. La VIIIe armée d'Hindenburg écrase sans difficulté les troupes de Samsonov à la bataille de Tannenberg le 30 août 1914. Cette mission étant remplie avec succès[17], il suffit de prendre les hommes de von Rannenkampf en tenaille vers le nord. Le 31 août il écrit au Kaiser :

« J'annonce à votre Majesté que depuis hier, ils [les Russes] sont tous soumis et l'étau s'est refermé autour de la plus grande partie de l'armée russe : le XIIIe, le XVe et le XVIIIe Corps d'armée sont détruits. Les pièces d'artillerie sont rassemblées dans les forêts. Le butin de guerre n'a pas encore été comptabilisé mais il est extraordinairement important. Aux alentours, le Ier et le VIe Corps ont également souffert terriblement. Ils se sont mis précipitamment en retraite vers Mlawa et Myszyniec. » (P. von Hindenburg à Guillaume II, 31-08-14).

* Les batailles des lacs de Mazurie (I) et de Lamberg (sept. 1914)

Pour sa victoire, le général von Hindenburg est décoré de la Eisernen Kreuzes "Pour le Mérite" le 2 septembre. Le 14 septembre suivant, Hindenburg est une nouvelle fois vainqueur en écrasant la Ire Armée russe aux lacs mazures. La Prusse orientale est désormais libérée des Russes mais dans le même temps ces derniers ont lourdement défait l'armée autrichienne du général Conrad von Hötzendorff à la bataille de Lamberg, en Galicie, le 11 septembre.[18] Hindenburg est nommé commandant des armées du front oriental (Ober-Ost) le 1er novembre.

* La bataille de Lodz (nov.-déc. 1914)

Hindenburg et Ludendorff dévient alors la route de leurs troupes pour prêter main forte aux Autrichiens. L'objectif des généraux allemands est d'écraser les armées russes qui tendent une percée en Silésie en les attaquant sur leur flanc occidental. Hindenburg sait que ses armées sont en infériorité numérique par rapport aux ennemis mais il doit attaquer rapidement. Il appelle aussitôt l'aide de la IXe Armée commandée par le général August von Mackensen. Ce dernier est vainqueur sur la Ire Armée de von Rennenkampf puis sur la IIe Armée de Scheidemann qui bat retraite vers Lodz. Pourtant les renforts russes (Ve Armée de von Plehve) le 18 novembre commencent à encercler les hommes de von Mackensen qui s'échappent comme par miracle. Les Russes commandés par le grand-duc Nicolas Nicolaievitch se retranchent à Lodz : le résultat est indécis. Le 27 novembre Hindenburg reçoit la distinction de Generalfeldmarschall.

* Les batailles de Bolimov et des lacs de Mazurie (II) (janv.-févr. 1915)

Suite à ce demi-échec Hindenburg veut en finir avec le front russe fixé à Varsovie. Il ordonne une nouvelle fois à la IXe Armée de von Mackensen d'entamer une attaque de diversion à Bolimov. Son offensive générale débute véritablement le 7 février 1915 : la VIIIe et la Xe Armée sont prêtes à attaquer en Mazurie. Le 22 février, l'offensive est victorieuse, la Xe Armée russe bat retraite et échappe de peu au désastre total (plus de 56.000 morts russes et 90.000 prisonniers). L'objectif est atteint mais la XIIe Armée russe vient à la rescousse et permet la fin de l'avancée allemande sur le front de l'Est. Le 23 février le Maréchal von Hindenburg est décoré de la Eisernen Kreuzes I. Klass "Pour le Mérite" mit Eichenlaub (Croix de Fer ornée de feuilles de chêne).
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# Posté le mardi 25 mars 2008 16:59

Personnages clés de la grande guerre

Personnages clés de la grande guerre
Kemal Ataturk, né en 1881, mort en 1938, à l'âge de 57 ans.

Suite à l'entrée en guerre de l'Empire ottoman au côté de l'Allemagne et de l'empire d'Autriche, Hakki Pacha affecte Kemal dans une unité commandée par le général allemand Liman von Sanders. Convaincu que l'attaque des alliés se passerait à Gallipoli, il y installe son quartier général.

L'attaque des alliés contre Gallipoli se précise. Von Sanders prépare ses troupes à défendre une côte longue de 80 km. Ne sachant pas où aurait lieu l'attaque principale, il crée trois unités de 20 000 hommes chacune se répartissant sur la côte. Mustafa Kemal reçoit le commandement du groupe situé devant le cap Hellès, au sud de la péninsule. (Voir article détaillé : Débarquement au Cap Helles).

Sanders charge Kemal de créer la 19e division à Tekirdağ, une brigade composée de Turcs et d'Arabes, à l'arrière des zones de débarquement.

L'attaque franco-britannique a lieu le 25 avril 1915. Mustafa Kemal, se trouve devant l'attaque principale. Il parvient à stopper la progression des Australiens pendant la journée que durent les combats. À la nuit tombante, la crête est toujours entre les mains des Ottomans. Mustafa Kemal contre-attaque durant la nuit et la journée qui suivent, sans parvenir à repousser les australiens. Il est cependant promu au rang de colonel pour avoir tenu la place.

Vers le début du mois de juin, il découvre un point faible dans les lignes ennemies et décide d'y effectuer une percée. L'attaque, préparée pour le 28 juin, doit être exécutée par un régiment turc d'élite, nouvellement arrivé à Gallipoli. L'offensive se solde par un échec cuisant, et le 18e régiment d'infanterie est décimé.

Les Australiens qui avaient pris entre temps un avantage stratégique en prenant la crête de la colline, se préparent à lancer une nouvelle offensive. Le général Von Sanders confie à Mustafa Kemal le commandement du seul corps d'armée présent sur la presqu'île. Dès l'aube, les deux attaques se déclenchent simultanément. Après une terrible bataille, les Turcs en ressortent vainqueurs, empêchant la progression des australiens. Avec cette victoire, Mustafa Kemal se dirige au sud pour prendre le commandement de la bataille de Chonuk-Baïr.

Le combat éclate en pleine nuit. Après une longue bataille les Ottomans balayent les deux bataillons britanniques et rejettent les troupes néo-zélandaises à la mer. Les Britanniques renouvellent leur offensive par deux fois, le 21 et le 22 août, mais ils sont repoussés. Après ce succès, Mustafa Kemal est promu au rang de Pacha - général - et il commande l'ensemble du front d'Anafarta. Durant la bataille des Dardanelles, l'Empire Ottoman, au prix de 253 000 victimes, est parvenu à protéger les Détroits, passage éminemment stratégique. Pendant la bataille, Mustafa Kemal déclare à ses hommes : « Je ne vous ordonne pas de combattre, mais de mourir. »
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# Posté le mardi 25 mars 2008 17:02